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Méthode
Une analyse corroborée, à la mesure de l’accès aux données
Nous lisons les traces que l’entreprise produit déjà. Aucune enquête auprès des salariés, aucun entretien imposé aux équipes.
La démarche
Cinq temps, deux phases
Observer
L’écart entre ce que l’entreprise dit d’elle-même et les choix qu’elle fait.
Formuler
Des hypothèses précises, utiles pour négocier ou pour transformer.
Prouver
Sur les pièces internes, hypothèse par hypothèse.
Modéliser
Les mécanismes et leur trajectoire dans le temps.
Décider
Ce qui vaut, et où agir en premier.
Sur sources publiques, sans accès aux données internes et sans solliciter l’entreprise.
Sur les documents de la data room ou, hors opération de capital, sur les documents internes de l’entreprise, dans le cadre d’un mandat signé.
Chaque conclusion porte son statut : établie, inférée, à tester ou non déterminable faute de pièces. Nous disons ce que nous savons, et ce que nous ne savons pas.
Les sources
L’entreprise se raconte en continu
Volontairement, légalement ou involontairement, une entreprise produit une documentation abondante : rapports annuels, comptes, documents sociaux obligatoires, accords, communication interne et externe, offres d’emploi, prises de parole de ses dirigeants.
Cette matière reste largement sous-exploitée. Ordonnée et confrontée, elle décrit la trajectoire de l’entreprise, ses risques et sa capacité à délivrer de la valeur dans le temps.
Les mêmes pièces nourrissent les indicateurs sociaux que l’entreprise publie déjà : rotation du personnel, absentéisme, formation, dialogue social, santé et sécurité. Nous les lisons pour ce qu’elles disent du fonctionnement, et non pour elles-mêmes.
Intelligence artificielle
L’IA travaille comme une équipe d’analystes. Les associés concluent.
Le volume des pièces dépasse ce qu’une équipe peut lire dans le calendrier d’une opération. L’intelligence artificielle rend cette lecture exhaustive ; elle ne remplace pas le jugement.
L’ensemble des documents, sans échantillonnage, en conservant la référence de chaque passage.
Classer, rapprocher et normaliser des sources hétérogènes pour les rendre comparables.
Repérer les écarts, les répétitions et les signaux faibles, et les confronter d’une source à l’autre.
Préparer des synthèses traçables, que les consultants vérifient, discutent et corrigent.
Les hypothèses, les conclusions et les recommandations sont formulées et signées par les associés. Chaque affirmation du rapport renvoie aux pièces qui la fondent.
Un principe
Le fonctionnement du système, jamais l’évaluation des personnes
Nos analyses portent sur la manière dont une organisation décide, coopère, apprend et tient dans la durée. Elles ne notent ni ne classent aucun salarié, aucun manager, aucun dirigeant.
Ce choix est méthodologique : un mécanisme collectif ne se réduit pas à la somme des comportements individuels. Il est aussi réglementaire : le règlement européen sur l’intelligence artificielle classe à haut risque les systèmes qui évaluent des travailleurs. Les nôtres n’en évaluent aucun.
Nos influences
Plusieurs disciplines, une même question
La méthode construit des ponts entre l’anthropologie, l’analyse systémique des organisations, la psychosociologie, l’analyse financière et la modélisation. Chaque discipline éclaire une part du fonctionnement que les autres laissent dans l’ombre.
Elle s’est construite sur des dossiers réels, auprès de dirigeants, d’actionnaires et d’équipes, et continue de s’affiner à chaque mission.